Accueil > Transat Jacques Vabre. L’hypnose au service des skippers.

Transat Jacques Vabre. L’hypnose au service des skippers.

Plusieurs skippers du pôle Finistère course au large ont bénéficié de séances d’hypnose dans le cadre de leur préparation. C’est notamment le cas de Samantha Davies.

 

"Tout ce qui est hypnose, ce n’est pas du tout mon truc." Sam Davies le reconnaît : la première fois qu’elle est allée à la rencontre d’Arnaud Kergroach, elle partait avec un petit a priori négatif. Mais l’infirmier anesthésiste du Centre hospitalier de Quimper, invité à Port-la-Forêt par le pôle Finistère course au large, a très vite su convaincre la navigatrice.

 

"Je suis allée l’écouter en me disant que c’était n’importe quoi, et la façon dont il l’a présenté, scientifique, dans un contexte médical, avec la preuve que ça marche, que ce n’est pas du magique, là je me suis dit que ça pouvait être intéressant."

 

Comme la native de Portsmouth, plusieurs skippers du pôle n’étaient pas forcément convaincus par l’idée de se lancer. "Ce sont souvent des gens très pointus en termes techniques, et qui aiment comprendre les choses. Or, l’hypnose, on est vraiment dans le domaine de l’impalpable. Bizarrement, ce sont souvent les gens qui sont le plus dans une posture de résistance pour qui ça marche le mieux", sourit Arnaud Kergroach.

 

Recréer un état de bien-être

Ce fut le cas avec Sam Davies, avec qui il a travaillé plusieurs séances. Si l’aspect mental est, de son propre aveu, son point fort, l’hypnose est apparue comme un petit plus dans certaines situations, même si "c’est dur à chiffrer".

 

"J’ai l’impression qu’il y a beaucoup de choses plus fluides sur le bateau grâce à ces séances", analyse-t-elle à quelques jours du départ de la Transat Jacques Vabre, sur Initiatives-Coeur.

 

Concrètement, Arnaud Kergroach travaille surtout en amont avec les skippers. Sur la gestion du sommeil mais aussi du stress. "Je vais connecter le navigateur ou la navigatrice sur une émotion plutôt utile, qui va l’aider à se dépasser, et mettre en place un ancrage.

 

Le navigateur ne va pas pouvoir déclencher l’émotion à volonté, mais va pouvoir recréer l’ancrage." Sur son bateau, grâce à l’auto-hypnose, et parfois à l’aide d’enregistrements de la voix d’Arnaud Kergroach, le skipper va pouvoir, le temps de 10, 15 minutes, se replonger dans "un état de bien-être".

 

Bien trier les priorités

Sam Davies pense plutôt pratiquer l’auto-hypnose l’an prochain, pendant le Vendée Globe, quand elle sera seule sur le bateau. Mais pour le moment, les séances avec Arnaud Kergroach ont révélé une certaine utilité. "Pour moi, c’est plus un outil rapide qui sert pour la gestion de données en très peu de temps, détaille-t-elle. Il faut prendre beaucoup de décisions qui ont des implications assez lourdes, pour la sécurité ou la performance, et je pense que ça aide à bien trier les priorités.

 

On a beaucoup de stress lié à notre course, aux conditions, aux dangers. Il y a des choses sur lesquelles on peut agir, et d’autres sur lesquels on n’a pas du tout la main. Ça ne sert à rien de gâcher de l’énergie pour quelque chose qu’on ne peut pas changer. Je suis plus sereine de ce côté-là, sur le bateau, je gère mieux les choses importantes."

 

À terre, Arnaud Kergroach, qui confesse avoir le mal de mer, réfléchit à de nouvelles utilisations de l’hypnose pour les skippers. "La question fondamentale, ce n’est pas qu’ils rentrent facilement dans un état d’hypnose, mais plutôt qu’ils le fassent en sécurité. Il y a eu quelques petites mises au point. C’est encore en rodage, je m’adapte à la psychologie de chacun." La préparation mentale n’en sera que plus complète.

 

(Source maville.com)

Pascal Spiler

24 rue Noire - 44000 Nantes
02 85 37 74 95
07 82 87 16 11
Tram 3 : arrêt POITOU
Bus C2-12-23 : arrêt BRUNEAU
info@pascalspiler.com

Nous contacter
CGV