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Soins intensifs : l’hypnose en renfort

Aux soins intensifs, on recourt à l’hypnose clinique pour améliorer le vécu des patients et atténuer l’empreinte du séjour.

 

“L’expérience hospitalière place spontanément les patients dans un état de conscience modifié. Ils ont une sorte de perméabilité et de résonance émotive propices à l’hypnose”, explique Solenne Ory, infirmière spécialisée en soins intensifs (SI) aux Hôpitaux universitaires de Genève (HUG), qui la pratique dans le cadre du Programme hypnose, soutenu par la Fondation privée des HUG.

 

Tout patient conscient peut bénéficier d’une séance d’hypnose pour modifier la perception de symptômes tels que la douleur, l’anxiété, ou encore améliorer son sommeil. Mais cette technique peut aussi être intégrée dans la relation de façon moins formelle. Pour les soignants formés, c’est une manière différente d’amener les soins, ajustée à chaque patient.

 

Ainsi, un regard, un geste, une parole accompagnent un geste médical invasif, un examen délicat, dans l’espoir d’une plus grande acceptation. Souvent en état de choc, lourdement appareillés et figés dans un environnement hostile, les patients vivent une forme de morcellement.

 

L’utilisation de cet outil leur permet d’être acteurs et partenaires des soins, et surtout leur redonne un contrôle dans un contexte où presque tout leur échappe. Il s’agit de les aider à mobiliser leurs propres ressources pour les remettre en mouvement et transformer les sensations inconfortables. Et aussi de les emmener ailleurs, hors de la chambre d’hôpital, au-delà d’un tuyau dans la gorge ou d’un membre douloureux.

 

Teymour, 24 ans :

“…Au total, j’ai passé plus de 40 jours aux soins intensifs. C’était physiquement très éprouvant, j’ai perdu 20 kilos et j’étais souvent dans le brouillard. Heureusement, j’ai été chouchouté par l’équipe soignante. Parmi les nombreux soins que j’ai reçus, on m’a proposé des séances d’hypnose. Je faisais beaucoup de cauchemars et mes difficultés à respirer sans le masque à oxygène m’angoissaient. Cette méthode m’a vraiment apaisé…”

 

(Source planetesante.ch)

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